Vie vendéenne

Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 11:36

L’information relatée, en marge et en fin du dernier conseil communautaire, concernant l’ajournement du projet de la  nouvelle piscine intercommunale, ne manque pas de nous interroger.

Depuis 3 ans, des groupes de travail, des bureaux d’études, des élus se sont réunis et ont travaillé pour construire le projet de nouvelle piscine intercommunale. Après avoir envisagé la rénovation de l’actuelle piscine de Luçon, les problèmes , autant techniques que financiers, liés à la réhabilitation et à la transformation d’un équipement vétuste, ont abouti au constat de la nécessité d’un équipement neuf.

Considérant l’intérêt pour l’ensemble du territoire d’un tel projet, en plus de la Communauté de communes du Pays né de la mer, la communauté des iles du Marais poitevin (Chaillé-Champagné-etc), les communes de Chasnais, L’Aiguillon, Nalliers, Puyravault, se sont associées à cette initiative.

Par le biais du Contrat Territorial Unique* (CTU) de la Baie de L’Aiguillon- Luçon, financé par le Conseil Régional, elles ont accepté de mettre en commun  une large part de la subvention globale (850 000 euros), pour l’investir sur ce projet de piscine intercommunale. C’était là un élément fédérateur très fort pour l’ensemble de notre territoire et un signe extrêmement positif pour son évolution.

Malheureusement le terrain proposé par la ville de Luçon risque de faire capoter tout cela. En effet, ignorant apparemment que ledit terrain (zone verte des 7 quartiers) était situé sur une ancienne décharge, ce n’est qu’après les analyses de sol que la mairie de Luçon aurait découvert l’impossibilité d’y implanter la piscine. Ce qui de fait rendrait le projet caduc, puisqu’il serait apparemment trop tard pour en rebâtir un autre, afin qu’il soit réalisé dans les délais prévus par le financement région(avant 2012).

Mais qu’à cela ne tienne. L’idée de reporter le projet piscine sur un prochain contrat régional ne semblait pas faire que des malheureux. Et sans en avoir discuté au préalable avec les différents élus concernés, sauf a priori le Maire de Luçon, le Président de la communauté de communes du Pays né de la mer proposait dans la foulée une batterie de différents projets sur lesquels il souhaitait redistribuer la manne régionale inutilisée. Et Monsieur Perrier pour sa maison de santé, et Monsieur Gachet pour son hippodrome, et qui d’autre pour…  la foire d’empoigne.

C’était compter sans le coup de colère des élus des autres communes, qui découvraient ce gâchis avec stupeur, et qui dénonçaient vigoureusement le déni de démocratie que cela sous tendait. Aujourd’hui la balle est dans le camp de ces mêmes élus qui peuvent revenir sur ce qui s’est passé dans cette déplorable séance du Syndicat de la Baie de l’Aiguillon-Luçon, notamment parce que aucun de ces points litigieux ne figuraient à l’ordre du jour.

Mais reste posée la question de qui  tirait les ficelles par derrière ? Quels intérêts autres que ceux de la collectivité étaient en jeu ? Qui avait intérêt à déstabiliser l’équilibre de la Communauté de communes du Pays né de la mer en mettant son Président en porte à faux vis-à-vis de ses collègues ? C’est, notamment, en répondant à ces questions que l’on comprendra mieux pourquoi les choses se sont passées de cette manière et à ce moment. Mais il est clair que notre territoire n’a rien à gagner dans cette situation. Il est encore temps de rectifier le tir ; que chacun prenne ses responsabilités.

 

* Le Contrat territorial unique (CTU) est le fruit d’une volonté et d’une méthode de travail. La volonté, c’est celle de la Région de laisser les territoires décider librement de leurs projets. La méthode, c’est la primauté redonnée à la concertation entre élus, associations et habitants. Le CTU illustre une certaine conception de l’aménagement des territoires, qui veut coller aux besoins des femmes et des hommes qui y vivent, en prenant en compte toutes les dimensions du développement durable. 

http://www.paysdelaloire.fr/uploads/tx_oxcsnewsfiles/05-04-12_plaquette_CTU.pdf

Par APLE - Publié dans : Vie vendéenne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 21:32

cantonales

 

(copie d'écran Ouest-France)

 

L'ex-directeur de cabinet du Maire UMP(F) de Luçon a mordu la poussière aux cantonales. Bravo d'abord à Daniel Ringeard, un grand honnête homme.

Et les Luçonnais qui se souviennent que cet ambitieux, surpayé, à la veille des dernières élections municipales, a négocié, au nom de PG Perrier, la cession du grand séminaire à une société qui a fait miroiter avec sa complicité active des travaux et des emplois, ne peuvent que se réjouir de voir Thitéca, dont les dents rayaient le parquet, renvoyé chez son... dentiste !

 

A noter aussi, sur le canton de Maillezais, l'élection très serrée de Daniel David.

Par APLE - Publié dans : Vie vendéenne
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 18:56

Sarlot2bis

 

Un qui manque pas d’air, c’est le nommé Sarlot !


Ainsi demande-t-il à Jacques Auxiette d’alléger la TIPP régionale, comprenez la part régionale de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers.


L’ex-député apparenté UMP ne devrait pas ignorer que plus des 9/10e de cette taxe vont dans les caisses de l’état, ni que la TIPP n’est pas liée au prix du carburant (contrairement à la TVA) mais taxe les volumes. En période de forte hausse de prix, les consommateurs qui le peuvent vont tout faire pour diminuer leur consommation. Donc les recettes de la TIPP baissent.


La fraction de la TIPP attribuée aux départements et régions (véritable usine à gaz au demeurant) l’est en compensation de transfert de compétences, donc de charges. Pour les régions la recette est directement liée aux volumes consommés. Les régions ont un pouvoir de modulation très modeste de 0,73 € par hl (oui c’est bien cela 100 l) de super et de 1,35 € par hl de gazole, ce qui donne (division facile) 0,73 centime par litre de super et 1,35 centime par litre de gazole, pour celles qui ont « modulé » au maximum. Et ce surplus est affecté à des dépenses faites dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Ceux qui défendent les dessertes de train dans leur gare voudraient donc priver la région de ces maigres ressources pour le soutien du transport ferroviaire ?


Les départements touchent aussi une part de la TIPP, plus élevée d’ailleurs, et directement versée par l’état. M. Sarlot, vice-président du Conseil général, envisage-t-il de proposer de diminuer cette part départementale ?

Les grands gagnants sont en fait les compagnies pétrolières et l’état car les bénéfices et la TVA sont indexés sur le prix du pétrole. Comme les revenus de la TVA augmentent, l’état peut lui atténuer les hausses en baissant sa part de TIPP. C’est ce qu’avait fait le gouvernement Jospin avec la TIPP flottante.


M. Sarlot, devenu assistant parlementaire de son successeur, pourrait lui préparer une question écrite (ou mieux orale) sur ce thème. Voir M. Souchet, l’idéologue MPF, préconiser la reprise d’un mécanisme imaginé par Laurent Fabius, serait quelque chose de fort plaisant…


Mais ne rêvons pas : il est plus facile pour M. Sarlot de faire une ridicule opération politicienne dans des termes d’une puante démagogie que d’essayer vraiment de résoudre le problème de fait crucial pour les ménages aux revenus modestes obligés d’utiliser leur voiture.

Par APLE - Publié dans : Vie vendéenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 17:12
perrierlarbin
Par APLE - Publié dans : Vie vendéenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 19:12

Vendee liban

La Pravda de not’bonmaîtr’ (Le Journal de la Vendée*) ne recule devant aucun superlatif. Quelques Km de 4 voies en plus et « c’est un pas de géant dans le désenclavement » ! Et nous apprenons, tout ébaudis, que la Vendée est un « moteur de la francophonie » ! Eh oui, au Liban « en partenariat avec des associations vendéennes » des « écoles, université, centre médical » sont « soutenus par la Vendée », nous apprend-on en couverture.
L’article lui-même est de la même encre : « De nombreux ambassadeurs sont unanimes (sic) pour reconnaître à la Vendée un rôle clé dans le diffusion de la francophonie dans le monde ».
Mais les actions décrites relativisent quelque peu cette emphase. « Le Conseil général permet la scolarisation de trente enfants dans [3 des 10] écoles » soutenues par « Parrainage enfants Liban ». Le « partenariat universitaire » consiste à envoyer des étudiants vendéens (combien ?) de l’Institut catholique d’études supérieures (ICES) à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Enfin, le conseil général aide un centre médical de l’Ordre de Malte, dans le Sud-Liban.

Il faut noter le côté très confessionnel des actions décrites, l’ordre de Malte se prétendant descendant de l’ordre militaire des Hospitaliers du temps des croisades, quant à l’association « Parrainage enfants Liban », elle offre une « aide à la scolarisation pour des enfants chrétiens » !  


« Catholiques et Francophones, toujours !» telle est, jusqu’à la caricature, le mot d’ordre de ces actions, dont la faible ampleur ne correspond guère à l’enflure du titre et à la boursoufflure du texte !


*
n° 129

Par APLE - Publié dans : Vie vendéenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Liens

Derniers Commentaires

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés