Loïc Nauleau, Président de l'association Agir pour
Luçon ensemble, en dresse le bilan.
Extraits des vœux présentés par J.-M. Demy, pour le groupe municipal
APLE
2010 a encore été une année creuse pour notre ville. La
gestion désastreuse des années Souchet/Perrier a atteint ses limites et a fini par aboutir à la situation que l’on constate depuis 3 ans qualifiée hypocritement par notre premier magistrat de
« pause longue dans les investissements ».
Sa déclaration en marge d’un article OF sur le grand séminaire du 8 janvier dernier reconnaissant qu’en 2007 :
« la ville était à genoux, et on cherchait par tous les moyens à sortir de cette impasse » est
un véritable aveu de mensonge et d’incohérence.
Il arrive même à s’auto-persuader, à défaut de nous
convaincre, que le rebouchage des trous dans nos rues et la rénovation des WC publics, pourront être perçus comme des programmes phares de l’année 2011.
Régionales 2010
J’ai choisi m’investir, au titre de la société civile, aux côtés de
Jacques Auxiette, avec le soutien de tous nos adhérents et sympathisants. S’est enclenchée une dynamique qui a permis de contribuer à la victoire de la gauche aux régionales.
Mais surtout nous avons à Luçon renversé la tendance en battant la liste UMPF, où le
maire figurait en 3ème position. Nous avons démontré notre capacité à rassembler une majorité de luçonnais derrière nos idées..
Faire respecter l’opposition et œuvrer avec la communauté de
communes
Comme les années précédentes, notre souci a été celui
d’accéder aux informations et de faire valoir notre représentation dans les diverses instances de discussion ou de décision.
Nous avions regagné, après deux ans de combat, une place de
titulaire au sein de la Communauté de Commune du Pays Né de la Mer. J’ai pu y mesurer tout au long de cette année 2010 les convergences de vues réelles que nous pouvions avoir avec les autres
communes
L’existence d’une réelle vision commune et les sentiments
d’amitié et de respect mutuel avec nos partenaires de la CCPDLM sont pour nous des atouts pour les échéances à venir. Nous sommes les mieux placés pour faire avancer notre territoire car nous
sommes totalement imprégnés de la dimension de développement solidaire et nous ne considérons pas la communauté de communes comme un service extérieur à la ville de Luçon.
Rien de bien nouveau, par contre en ce qui concerne le SMPVA
puisque nous en avons été évincé depuis 2 ans, et que nous n’en recevions même pas les compte-rendus. Nous ne sommes associés à aucune des décisions de cette instance, que la ville finance quand
même pour 52%. Mais son fonctionnement opaque semble convenir à certains de nos élus majoritaires
Nos écoles publiques
En juin, nous avons participé au combat contre les
fermetures de classes dans nos écoles publiques. En proposant une motion
différente au conseil municipal du 3 juillet, nous avons clairement affiché notre
soutien aux parents d’élèves et au service public de l’éducation, tout en soulignant notre défiance par rapport au Maire. En
effet le fait pour lui et sa majorité municipale de soutenir les positions d’un gouvernement qui année après année démantèle le service public de l’éducation, en supprimant encore à la rentrée
prochaîne 16000 postes, tout en voulant s’afficher localement à la tête d’une croisade contre les fermetures de classe, ne peut manquer de provoquer chez nous une véritable réaction
d’indignation.
Au résultat final, nous avons perdu une classe ; et la
question va se re-poser en vue de la prochaîne rentrée, sans que l’on soit plus avancé qu’il y a un an.
En effet suite aux diverses mobilisations, le maire a
annoncé un grand projet pour les écoles publiques…mais pour une réalisation 2016 ou 2017 ; et a enfin créé une commission rassemblant élus (dont 1 représentant de l’opposition), parents
d’élèves et enseignants…mais qu’il n’a pas encore réunie à ce jour.
Il voudrait
botter en touche et laisser le dossier à ses successeurs à la mairie en 2014 qu’il ne ferait pas autrement. Nous en appelons à tous les partenaires pour qu’ils réagissent fermement et
rapidement.
Il ne faut pas que les uns et les autres se laissent
endormir par le discours rassurant du maire sur ce dossier. Faut il attendre qu’il n’y ait plus besoin d’un grand projet pour s’en rendre compte ?
Maison de l’enfance et décision unilatérale
En septembre c’est l’affaire de la maison de l’enfance
qui s’invite au débat.
Sans aucune concertation préalable, le maire annonce la
création d’une maison de l’enfance par le biais du SMPVA sur le Vendéopole bis Rte de Fontenay, en lieu et place de la halte-garderie associative des P’tits faons au centre ville.
Le maire annonce que les locaux de l’association vont servir
à héberger le pôle santé dont il annonce la création dans la foulée, toujours sans la moindre concertation.
Au conseil municipal suivant, pour la première fois depuis
que nous sommes dans l’opposition, nous refusons de siéger pour dénoncer les méthodes et le comportement du maire. Nous refusons d’avoir à nous prononcer sur des dossiers qui
nous tiennent à cœur, sans avoir eu la moindre information ou la moindre esquisse de concertation préalable.
[Depuis la situation du Vendéopôle-bis – près du LIDL – a
évolué de telle façon que l’argument pour une implantation d’une Maison de l’enfance au cœur d’une zone d’activités industrielles et artisanales est devenu caduc. Il s’agirait
maintenant, pour l’essentiel, d’une transplantation d’une grande surface proche et d’une jardinerie, sous le poétique nom de « La belle vie ». Voir l’intervention au Conseil Municipal du 17
janvier 2011.]
Le pôle santé
Lle projet du pôle santé est bien le seul qui semble pouvoir avancer rapidement, mais après avoir perdu déjà 3 ans. La commission constituée
en décembre dernier, dont je fais partie avec d’autres élus et les professionnels de santé, s’est déjà réunie et a permis de poser un certain nombre de jalons.
Le projet d’implantation dans les futurs ex-locaux des
P’tits faons, est à priori abandonné pour une construction neuve en centre ville, correspondant mieux au nombre et aux attentes des professionnels.
Cela rejoint exactement nous disons depuis 2008 et nous sommes bien sûr en accord avec cette évolution. J’ai bon espoir qu’avec l’intelligence de tous ce dossier avance et puisse être conçu en
2011 pour un accouchement sans douleur en 2012.
L’affaire du grand séminaire
Vous vous rappelez tous de ce merveilleux conte de fée, ou
plus exactement conte des mille et
une nuits qui nous avait été inventé, à la veille des dernières élections municipales.
Le grand séminaire, ce haut lieu du patrimoine luçonnais,
source de tous les soucis et de tous les maux de la majorité en place, était sauvé. Il était destiné à être transformé en un somptueux hôtel de standing 5 étoiles, avec piscine, hammam et
jacuzzi. Et, cerise sur le gâteau, pas moins de 150 à 200 emplois créés. De quoi les faire rêver et accessoirement les inciter à voter du bon
côté.
Toujours est-il que, 3 ans plus tard, arriva ce qui devait arriver :
la mise en redressement judiciaire de la société acquéreuse qui replonge le dossier du grand séminaire dans un imbroglio juridico-économico-financier. Bien sûr cela ne remet pas la ville dans la
situation de départ, mais cela vient confirmer les doutes et les interrogations que nous avions émises depuis le début de cette affaire.
Alors, que peut il se passer maintenant , si le
redressement aboutit à une liquidation judiciaire ?
J’ai suggéré à monsieur le maire de se rapprocher de
l’ensemble des partenaires potentiels (CCPDLM, Département, Région, Etat), pour ne pas être pris de court dans un tel cas de figure et pour envisager une préemption sur l’ensemble des batiments
et terrains, en vue de les utiliser pour divers projets pouvant intéresser les collectivités concernées.
Les axes prioritaires pour notre action en
2011.
-Faire aboutir le projet du Pôle santé
pluridisciplinaire
-Faire avancer véritablement le dossier de
rénovation des écoles publiques
-Rester vigilants et accompagner les
évolutions autour du grand séminaire
- Continuer à faire entendre notre voix et
notre différence sur l’ensemble de l’action municipale
-Faire reconnaître et évoluer notre
participation, y compris dans les instances dont nous sommes pour l’instant exclus.
-Contribuer à faire avancer le dialogue sur
le fonds avec la Communauté de Communes
-Continuer à pratiquer l’ouverture dans le
respect de notre identité
-Rassembler autour de nous la majorité de
demain et d’après-demain
Je vous redis une nouvelle fois à chacune et à chacun tous
mes vœux de santé de bonheur et de réussite dans ce qui vous tient à cœur pour cette année 2011.
Je remercie encore une fois toutes celles et ceux qui
travaillent à nos côtés.
Et j’invite toutes celles et ceux, de plus en plus nombreux
à nous apporter leur soutien, à faire un pas supplémentaire en s’engageant concrètement à nos côtés.
Ensemble continuons à faire vivre et partager nos
idées ; c’est ensemble que nous pourrons les faire gagner.
Avant de partager la galette républicaine une discussion s'engageait avec la
salle.
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